27.12.06

Baadshah (1999)

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Voilà un film que j'ai adoré, divertissant, très drôle, et qui ne se prend pas trop au sérieux !

Résumé (trèèèèès simplifié) en images:

Séquence pré-générique:

Un méchant industriel décide d'engager un tueur pour éliminer une ministre qui lui met des bâtons dans les roues (essayez de vous en souvenir, car on n'en reparlera pas avant l'entracte)


Nous faisons ensuite la connaissance de Baadshah, qui tente de récupérer des diamants volés. C'est un détective privé, un dur à cuire.

Il frime grave...



... mais ne gagne pas sa vie, ce qui le conduit à de pathétiques tentatives pour impressionner les clients potentiels, et met sa maman en rogne (laquelle a besoin de se faire opérer des yeux, c'est important pour la suite).



Alors quand un monsieur très riche lui demande de convaincre sa fille Seema d'épouser l'homme qu'il a choisi , il fait taire sa conscience et met au point un plan diabolique dont je passe les détails, sachez seulement que c'est absolument hilarant, qu'il y est notamment question d'une greffe d'yeux de grenouille et de chouette (pour voir le jour et la nuit), et que c'est evidemment prétexte à quelques chansons :




Tout marche comme prévu sauf que le père de la jeune fille n'est pas celui qu'il prétend être, mais un truand, tandis que Seema (qui en veut maintenant à mort à notre héros) est en réalité un agent secret.

Quand à notre Baadshah...



il est tombé amoureux, bien sûr.

Mi-temps, on souffle un peu

Revoilà l'embrouille politico-criminelle du début, et là, il faut se concentrer un peu si on veut tout comprendre (ce qui n'est pas forcément nécessaire vu le niveau de n'importe-quoi du scénario)
1. Les services de sécurité font venir en grand secret un agent secret pour protéger la ministre. Cet agent que personne ne connaît répond au nom de code de ... Baadshah.
2. Evidemment les méchants l'apprennent et décident de remplacer cet agent par un tueur à leur solde (qu'il n'ont jamais vu non plus).
3. Baadshah (le vrai, le nôtre), doit se rendre dans la ville de la ministre pour régler une affaire de kidnapping. Il prend le chef des services de sécurité pour le chirurgien chargé d'opérer sa mère, retrouve Seema, avant de sauver de justesse la ministre (oups, le gros spoiler ^^! Vous vous en doutiez un peu quand même, non?).

Entre temps, nous avons droit à des gadgets (on distingue les bonbons explosifs à gauche):



de la frime encore et toujours


de l'action


du suspense


des effets spéciaux à couper le souffle


des gags


des costumes splendides


et bien sûr,
des scènes romantiques!




Vous l'aurez compris, Baadshah est un film particulièrement crétin, au scénario totalement invraisemblable.
C'est aussi l'un de mes films indiens préférés, constamment parodique (avec de nombreuses références aux James Bond, aux films de Jacky Chan, et côté Bollywood à Baazigar et à Don, entre autres), presque toujours drôle, et porté par des acteurs déchainés.

16.10.06

Kabhi Alvida Naa Kehna (2006)

8 commentaires
Le dernier film de Karan Johar, réalisateur de la famille Indienne et de Kuch Kuch Hota Hai était naturellement attendu avec impatience. Il déçoit beaucoup.

Maya (Rani Mukherjee) est mariée depuis quatre ans à Rishie (Abhishek Bachchan), un homme charmant et attentionné mais avec lequel elle n'a aucun point commun. Elle n'a toujours pas d'enfant, et vit cette situation comme un échec.


Dev (Shah Rukh Khan) est un ancien footballeur contraint par une blessure à une retraite anticipée. Marié à la dynamique Rhéa (Preity Zinta), ambitieuse rédactrice d'un magazine à la mode, et père d'un petit garçon qu'il ne comprend pas, il fait payer l'échec de sa vie privée à tous les gens qu'il rencontre.


Lorsqu'à la suite d'un malentendu il assomme Maya et, du fait d'un second malentendu, se retrouve dans la même chambre d'hopital, leur vie bascule (et l'histoire commence enfin). Dev reconnaît en effet l'inconnue à qui il a conseillé de se marier quatre ans plus tôt. S'apercevant qu'ils rencontrent les mêmes difficultés dans leurs couples respectifs, ils décident de se revoir pour chercher à les résoudre. Alors que leurs tentatives échouent lamentablement, ils tombent peu à peu amoureux l'un de l'autre.

Si La Famille indienne était "parfois joyeuse parfois triste", la tonalité de KANK est en revanche résolument sombre. Dev, qui fait office de narrateur rappelle régulièrement aux spectateurs qu'une tempète est sur le point d'emporter les personnages. Ceux-ci ne connaissent que peu de moments de bonheur. Les rencontres de Dev et de Maya sont assombries par le caractère clandestin de leur union (voir la scène dans le hall de l'hôtel, courte mais éloquente); et comme pour se punir de la transgression dont ils se rendent coupables, ils se condamnent eux-mêmes à la solitude. L'ambiance hivernale et la prépondérance de la couleur bleue renforcent l'impression générale de désespoir. Les touches de gaîté sont rares, et ne sont jamais exemptes de tristesse, à l'image du personnage de Sam (Amitabh Bachchan), le père de Rishie, toujours accompagné d'une nouvelle blonde à forte poitrine, et dont la désinvolture dissimule un profond chagrin. Quand à l'humour, rare et grinçant, il a pour principal ressort la misanthropie de Dev.


Le problème est que l'émotion ne passe pas, ou si peu. Les dialogues truffés de clichés et le scénario, entièrement prévisible, y sont bien sûr pour quelque chose. Mais la responsabilité de cet échec revient surtout aux acteurs. A l'exeption d'Amitabh Bachchan, ils sont tous mauvais. Preity Zinta est catastrophique, elle joue sans aucune nuance et fait de Rhéa une véritable harpie, alors que son personnage aurait dû susciter un peu de compassion. Shah Rukh Khan, assez convaincant en bougon, est étonnament mauvais dans le rôle pourtant bien rodé de l'amoureux-en-butte-à-la société-qui-l'empêche-de-vivre-son-amour.Il n'a pas l'air d'y croire et nous non plus. Rani Mukherjee et Abhishek Bachchan sont un peu meilleurs, mais leur performance ne restera pas dans les annales. Finalement c'est peut-être Kajol qui fait l'apparition la plus mémorable, en guest-star dans Rock'n'roll Soniye!


KANK aurait pu sauver les meubles si sa musique lui avait insuflé une certaine énergie et avait été capable de porter l'émotion, ce qu'elle ne réussit pas vraiment, en tout cas pour le premier point. Les morceaux dansants sont mauvais, sans la moindre originalité, en pariculier Where's the party tonight. Tumhi Dekho Na semble sorti d'une production Disney. Seuls Mitwa (voir la vidéo) , très bien interprété ( par Shafqat Amanat Ali, Shankar Mahadevan et Caralisa) et Kabhi ALvida Naa Kehna (émouvant mais un peu long) tiennent (bien) la route.