J'ai finalement décidé de partager mes imitations de costumes de Rishi Kapoor (et un de SRK, saurez-vous reconnaître le film ?) sur la borne de motifs d'Animal Crossing. N'hésitez pas à commenter !
4.2.21
Animal Crossing New Horizon Bollywood designs
30.1.21
Animal Crossing à Bollywood
Il y a peut-être (statistiquement, "sans doute" serait plus exact) des amateurs d'Animal Crossing New Horizon parmi mon petit nombre de lecteurs.
C'est la première fois que je dessine un vêtement dans le jeu, c'est loin d'être parfait. Toutes les critiques et remarques sont les bienvenues ! Ce n'est pas facile de créé un vêtement "à l'indienne" sur des patrons conçus pour des robes de style occidental.
(la lisière orange en bas de la jupe est une erreur, je l'ai corrigée dans les patrons ci-dessous)
Si vous vous amusez à le reproduire, il faudra adapter la couleur de la peau (le col, le dos, la taille et les avant-bras) à celle de votre personnage pour donner l'illusion que ces parties du corps ne sont pas couvertes.
En bonus, des pulls inspirés par Rishi Kapoor :
14.11.20
Soorarai Pottru (2020)
En raison de la pandémie actuelle, le film est sorti exclusivement sur Amazon Prime Video, la veille de Diwali, date généralement propice aux blockbusters.
Ça commence en fanfare, comme un film d'action hollywoodien, en un peu plus spectaculaire. Un avion interdit d’atterrissage risque d'être à court de carburant. Heureusement notre héros Maara (Suriya) est là : il enfourche sa moto et vole (c'est une image, quoique j'aurais bien aimé voir Suriya sur une moto volante) au secours de l'avion et de ses passagers.
Flashback. Retour dans une petite ville du Tamil Nadu. Inversant la tradition, une jeune femme et sa famille viennent demander la main de Maara. L’héroïne, Bommi, est jouée par Aparna Balamurali. Au milieu d'actrices indiennes qui ont (presque) toutes des physiques similaires, son apparence fait du bien aux yeux.
Et son caractère fait du bien à mon petit cœur féministe : constatant qu'il veulent tous les deux monter une entreprise (elle de pâtisseries, lui d'aviation) et que cela occupe toute leur attention, elle refuse d'épouser Maara. Quand, une fois son business devenue rentable, elle se marie finalement avec lui, elle continue à braver les règles sociales en subvenant aux besoin du ménage. Car Maara n'a pas eu autant de succès.
Venu d'une petite ville, fils d'instituteur soucieux des autres et du bien commun (on nous dit qu' "il a dansé à tous les enterrements"), il a pourtant de grandes ambitions. Son plan, grossièrement, est de lancer une compagnie aérienne low cost, pour que tout un chacun puisse prendre l'avion. Il espérait le soutien de son idole, Paresh Goswami, un self-made man qui règne sur le monde de l'aviation civile en Inde. Mais Goswami, joué par Paresh Rawal, est une belle ordure qui non seulement ne l'aide pas mais lui met des bâtons dans les roues. Le genre de type qui ne supporte pas que les employés d'un hôtel utilisent les mêmes toilettes que les clients. Son pire cauchemar : devoir voyager avec des gens du peuple.
La vie de Maara et Bommi, ce couple peu commun, constitue l'arrière plan de l'intrigue principale : le héros du peuple parti de rien contre le méchant capitaliste (castéiste en plus). On voit Maara essuyer échec après échec et rebondir à chaque fois. Le film est inspiré d'une histoire vraie, je ne sais pas dans quelle mesure la scénariste-réalisatrice Sudha Kongara a pris des libertés avec la réalité (Maara ne cherche pas à faire du profit, mais simplement à aider le peuple. Je ne sais pas si son modèle est aussi altruiste). Ce qui est certain c'est que Sudha Kongara sait dramatiser un récit. Le bon côté, c'est qu'on est scotché devant son écran. Le mauvais, c'est un méchant assez caricatural, ainsi qu'une légère tendance au mélodrame (sur une séquence essentiellement, qui explique les motivations de Maara, et que je ne veux pas spoiler).
La photographie est splendide, et le scénario arrive à faire se succéder les flash-back sur différentes étapes de la vie de Maara sans perdre le spectateur dans ces voyages dans le temps. Suriya est toujours aussi charismatique, et l'histoire d'amour, entremêlée à l'intrigue principale, fonctionne.
J'aime vraiment le personnage de Bommi, une femme à l'exact opposé des héroïnes timides et très puériles qu'on nous présente si souvent. Aparna Balamurali a certes 20 ans (!) de moins que Suriya, mais son personnage agit de façon mature que ce soit dans sa vie professionnelle ou dans sa vie privée.
Bref, bien qu'on se réjouisse de pouvoir le voir en France (en tamoul (la VO), en telugu, kannada et malayalam, on ne peut que regretter que ce film, qui a vraiment le potentiel pour être un gros succès, n'ait pas pu sortir dans les cinéma du monde entier. Je parie par ailleurs qu'il y aura un remake hindi sous peu !
17.10.20
Smita Patil (17 octobre 1955 - 13 décembre 1986)
Smita Patil, qui aurait eu aujourd'hui 65 ans, est la fille d’un homme politique et d’une mère qui travaillait dans le social. Elle apprend à jouer dans des pièces de théâtre expérimental. Militante féministe, refusant de servir de faire-valoir à des stars masculines, elle a joué quelques-uns des rôles féminins les plus intéressants de l’époque. Elle interprète souvent des femmes du peuple au franc-parler cinglant et au sex-appeal naturel. C'est une figure essentielle de la "nouvelle vague" du cinéma Indien Sa vie privée fait la une de la presse people lorsque l’acteur Raj Babbar divorce pour l’épouser !
Un véritable scandale à l’époque. Elle meurt à trente et un an seulement, des suites d’un accouchement. Son fils, Prateik Babbar, est lui aussi acteur. (sur cette photo elle ressemble très fort à feu ma marraine, à chaque fois que je tombe dessus j'ai un petit pincement au cœur).
Ce qui est assez drôle, c'est qu'en France, où la culture sérieuse ne s'intéresse que sporadiquement au cinéma indien, son charisme n'est pas passé inaperçu : le critique Charles Tesson, qui l'interviewa, est ainsi clairement séduit (Cahiers du cinéma n° 320, février 1981).
Son succès atteint le milieu cinéphile des Etats-Unis, où le critique Eliott Stein écrit « A vingt-cinq ans Smita est clairement la reine du cinéma parallèle indien, elle est une icône pour les cinéastes de ce milieu, au même titre qu'Anna Karina pour les jeunes réalisateurs français au début de leur nouvelle vague. Patil n'est pas une beauté classique mais elle resplendit. Elle ne joue jamais faux. »*
Son plus beau rôle à mes yeux : celui d’une actrice qui ne trouve pas sa place dans la société indienne dans Bhumika, de Shyam Benegal. Et ça tombe bien, Bhumika est sur Youtube avec des sous-titres anglais. On y trouve également le très bon Nishant.
* cité par Monojit Lahiri dans un article intitulé «A blazing talent remembered » publié par The Hindu, citation originale : « At 25 Smita is clearly the queen of Indian parallel cinema, as much an icon for film-makers of the milieu as was Anna Karina for young directors in France at the outset of their new wave. Patil is not a classic beauty but the lady glows. She never makes a false move on screen. » Traduit par mes soins
15.7.20
Lamhe (1991)
Aujourd'hui on parle de Lamhe, film de Yash Chopra, le roi des films d'amour, avec Anil Kapoor, Sridevi, encore Sridevi, Waheeda Rehman et Anupam Kher.
Viren, né en Angleterre, visite pour la première fois la terre de ses parents, accompagné de sa nourrice qui est comme une mère pour lui. Il tombe amoureux de Pallavi (Sridevi), qui danse sous la pluie.
Mais Pallavi aime Siddharth. Viren les aide généreusement à se marier dans les meilleures conditions. Pallavi et Siddharth meurent le jour de la naissance de leur fille Pooja. Viren confie le bébé à sa nourrice et veille de loin à ce qu'elle ne manque de rien. Chaque année, il retourne en Inde pour l'anniversaire de la mort de Pallavi, et laisse un cadeau d'anniversaire à Pooja, sans jamais vouloir la rencontrer. A 18 ans, Pooja (Sridevi), devenue le portrait craché de sa mère, rencontre enfin son ange gardien sur qui elle a fantasmé toutes ces années. C'est là que les problèmes commencent.
Le premier quart d'heure insiste assez lourdement sur les valeurs des Rajputs et l'attachement à la terre du Rajasthan que Viren devrait ressentir. On peut penser que le film va tourner autour de la crise d'identité d'un NRI. Mais cette piste est vite oubliée, et sert surtout à montrer de beaux décors magnifiquement filmés, accompagnés de nombreuses et belles chorégraphies de Saroj Khan, récemment décédée.
C'est une très belle première partie. Visuellement, bien sûr (les costumes de Sridevi...), mais aussi parce que le personnage masculin accepte que son amour ne soit pas réciproque et ne harcèle pas sa bien-aimée, comme c'est si souvent le cas
La deuxième partie n'est pas aussi bonne malheureusement. Déjà parce qu'on nous impose un second rôle comique, Prem, joué par Anupam Kher (et ça fait bizarre de le voir jouer un personnage de l'âge du héros, lui qui a si souvent joué les pères). Malheureusement, le comique indien des années 1990s, ce n'est pas trop ma tasse de thé.
Une bonne nouvelle quand même : Viren prend l'attirance enfantine de Sridevi pour ce qu'elle est : une sorte de complexe d’œdipe inversé (attirance d'une petite fille pour une figure paternelle). Par ailleurs, il est toujours amoureux de Pallavi et n'a pas de place dans son cœur pour Pooja. La différence d'âge est soulignée (Anil a les cheveux grisonnant, Sridevi s'habille et se coiffe comme une gamine, met du rouge à lèvre rose bonbon, dort avec ses peluches). Bref, Viren et le spectateur sont tous les deux aussi gênés par les sentiments de Pooja. A cet égard, la fin tombe malheureusement comme un cheveux sur la soupe. Un cheveu qui met mal à l'aise en plus.
3.7.20
Bulbbul (2020)
20 ans plus tard. De retour de Londres, Satya est surpris de voir le maître de maison absent, et son rôle assuré avec confiance par Bulbbul, qui prend des libertés inattendues. Dans le même temps, les morts violentes se multiplient, et les villageois accusent la sorcière.
C'est globalement un "Rape and Revenge" déguisé en film d'épouvante. Pas vraiment mon genre de films préféré. Mais ça se passe au Bengale, et j'aime bien les films qui se passent au Bengale, les superbes saris, les paysages...
Le scénario de ce court film (1h30) est pourtant plutôt bien construit avec ses flashback successifs sur la vie de Bulbbul, et les scènes de violence ne sont heureusement pas trop racoleuses. Peut-être parce que c'est une réalisatrice, Anvita Dutt, qui a fait ce film. Trois petits problèmes quand même : j'ai trouvée l'actrice principale, Tripti Dimri, ne jouait pas très juste.
11.6.20
Ponmagal Vandhal (2020 - Tamoul)
Un citoyen tamoul, Pethuraj, habitué des cours de justice (il a gagné un procès pour une mouche dans un thé), demande que soit portée devant la justice une affaire de meurtre d'enfants vieille de 15 ans. Une psychopathe d'Inde du Nord, Jothi, avait fini par être tuée par la police après avoir abattu deux jeunes gens qui cherchaient à sauver une de ses victimes.
C'est la fille de Pethuraj, Venba (Jyothika), dont c'est le premier procès, qui va défendre Jothi et tenter de réhabiliter son nom. Elle a face à elle un ténor du barreau à l'honnêteté douteuse. Ils vont s'affronter à coup de preuves pendant la moitié du film, jusqu'à ce que l'identité de Venba soit révélée : elle est la fille de Jothi (on s'en doutait un peu, puisque que Jothi est également jouée par Jyothika). Petit à petit, les véritables identités des personnages vont se révéler et faire efficacement avancer l'intrigue (malgré une révélation finale qui tombe à plat), et la rigueur des preuves va laisser place à l'émotion.
Car ce qui se révèle est une série de viols d'enfants suivis de meurtre, dont Venba est la seule survivante. Images de cadavres, sang sur les robes ..., le film donne alors un peu dans le racoleur.
Il est amusant que les quinze premières minutes de sa plaidoirie cherchent à prouver que Jothi n'était pas une Indienne du Nord (alors que l'actrice Jyothika n'est pas tamoule...). En effet les méchants des films tamouls sont si souvent du Nord, et les préjugés si tenaces, que le fait qu'elle soit en réalité tamoule affaiblit l'accusation.
La jeune femme, toujours meurtrie, est éloquente. A son adversaire qui lui recommande un psychiatre, elle répond :
et souligne combien il est difficile pour les femmes victimes d'abus d'oser prendre la parole, par peur d'être traiter de folles, parce que leur seule preuve est leur parole. Cette partie du film donne à fond dans le mélo (l'on voit tout le public pleurer). Venba rappelle, comme les chiffres donnés à la fin du film (pendant que s'affiche le numéro d'assistance aux enfants en danger), que la majorité des agresseurs sont connus de leur victimes. Ce n'est pourtant pas le cas ici, et cela affaiblit assez fortement le message du film, qui veut faire œuvre de prévention ( en parlant de prévention, on voit d'ailleurs brièvement Venba, au début du film, expliquer à des écolier les endroits où ils ne doivent pas se laisser toucher).
Oh, et comme d'habitude, le méchant avocat ne défend que des coupables, et la gentille ne prend la parole que parce qu'elle croit en l'innocence de sa mère. Ce serait un péché de simplement s'assoir au côté du défenseur d'une tueuse. Il faudrait expliquer un jour aux scénaristes que ce n'est pas "mal" pour un avocat de défendre un coupable. C'est aussi son taf, et la condition pour que la justice puisse être rendue équitablement.
Le film est efficace, bien qu'il fasse un peu dans le sensationnalisme. Je me rappelle de ces pas si vieux films tamouls, où une fin heureuse, pour une jeune fille violée, consistait à épouser son violeur (qui "répare" ainsi sa faute). Que de chemin parcouru...
6.6.20
OK Jaanu (2017)
Et voilà la première partie. Un peu léger non ? J'apprends juste au passage que le sexe hors mariage est désormais assez toléré pour qu'on en fasse un film, mais encore assez problématique, justement, pour être le sujet du film. On découvre aussi que téléphoner à haute voix pendant une messe ne pose de problème à personne (et que Tara et Adi sont vraiment mal élevés — je ne suis pas souvent choquée, mais là je l'ai été)
Deuxième partie convenue : l'amourette se transforme en amour, dilemme entre carrière et cœur, sans surprise. Au mariage raté des parents de Tara s'oppose le couple formé par le juge et sa femme, atteinte d'Alzheimer, qui semblent toujours aussi amoureux qu'au premier jour. La maladie de Charu est un des rares ressorts dramatiques du film auxquels on s'intéresse.
Il n'y a de suspense que lorsque Tara fait des blagues douteuses à Adi (elle lui dit, en tout, qu'elle veut l'épouser, qu'elle est enceinte et qu'elle le quitte, pour plaisanter. Adi marche à chaque fois. Le spectateur nettement moins).
Ajoutons qu'Adi travaille dans une entreprise de jeux vidéos, où il présente sa "super idée de scénario" : un grand méchant enlève une jeune femme, le héros doit le battre pour la récupérer. Jamais vu de scénario plus banal, mais tout le monde autour de lui est ultra enthousiaste. On a donc le droit à des séquences animées pas particulièrement réussies façon GTA.
Je découvre Shraddha Kapoor dans ce film. Elle ne joue ni mieux ni moins bien que des dizaines d'actrices, mais me semble avoir le charisme d'une huître. Elle est comme ce film, totalement fade.
La musique d'A.R Rahman ressemble à ce qu'il fait depuis quelques années : sans intérêt, et sans inspiration (il reprend même une chanson de Bombay). Petit détail amusant, c'est un des rares films indiens où j'ai entendu des passages de musique classique européenne dans la bande originale. Une façon de dire la tension entre tradition et occidentalisation ? Vu le niveau du film, je pense que je surinterprète.
2.6.20
Aayitha Ezhuthu (2004 - Tamoul)
Puis viennent les flashbacks.
La structure du film interroge : en général, chaque partie du film développe une intrigue, ou un aspect de l'intrigue, séparés entre eux par l'entracte. On aurait pu avoir en une première partie les flashbacks sur les personnages, puis le retour au présent dans la deuxième. Les "trois points" du titre, référence à une lettre de l'alphabet tamoule et qui suggèrent aussi bien les trois balles que se prend Michael que les trois personnages principaux, se seraient ainsi vus réunis par un montage parallèle en une même moitié de film. Ici, la première partie est constituée de la courte séquence d'introduction dans le présent, puis des histoires, en flashback, de Inba et Michael. Vient l'entracte, et le flashback d'Arjun , qui se trouve ainsi isolé, avant le retour au présent. Cette structure, qui met en valeur Arjun, en fait le personnage porteur du sujet du film : le jeune homme sans conviction qui va, peut-être, accepter de s'engager pour ses concitoyens.

C'est bien filmé, mais pas aussi bien que d'autres films de Mani Ratnam. Les scènes de foules restent son point fort, elles sont toutes marquantes ; mais les scènes de rixes manquent de réalisme, sans atteindre pour autant les excès de certains films tamouls.
La musique d'A.R. Rahman est elle aussi légèrement décevante. Même la chanson censée motiver la jeunesse ("Yuva", titre de la version hindi du film), qui reprend le titre de l'hymne national, manque un peu de peps. Et on a la drôle d'impression que toute la jeunesse indienne est composée d'étudiants...
Les personnages féminins sont relativement développés, bien que l'une des trois femmes soit quand même presque présentée comme une récompense pour un des héros qui a fait le bon choix. Elles décident toutes les trois de leur vie (lieu de résidence, décision sur un avortement...), sans en parler à leur compagnon. Sasi (Meera Jasmine) est la plus fouillée. Et l'on en vient au sujet qui fâche : son homme est violent, il la frappe, on le voit, fait assez rare pour être souligné, battre sa femme à l'écran, et pourtant leur relation est totalement romantisée. Ils ont plein de scènes mignonnes ou un peu coquines, comme si leur relation n'était pas foncièrement toxique. Ils sont filmés dans de jolies teintes chaudes et ont "la" chanson romantique du film, dans lequel Inba porte sa femme sous un parapluie, sous une pluie battante. Cela n'envoie pas vraiment le bon message.
Bref, le film, qui a été simultanément tourné en hindi avec Ajay Devgan (pas très convaincant en Michael), Abhishek Bachchan en gangster et Vivek Oberoi en Arjun, est légèrement décevant. Cependant, malgré mes réserves, je préfère la version tamoule, qui donne une impression d'authenticité que n'a pas Yuva (titre de la version en hindi)

















