22.7.12

Jour 9 - La meilleure musique de film

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Beaucoup d'hésitations sur celui-ci : Mr & Mrs 55 ? Naya Daur ? Teesri Manzil ? Umrao Jaan ? Nayakan ? Voilà certaines des musiques que j'aime beaucoup et qui me paraissent excellentes. Mais je n'y connais rien en musique, et encore moins en musique indienne, et je ne me sens pas capable de juger de la qualité intrinsèque d'une BO. Si bien que plutôt que de désigner la meilleure musique de film, je vais plus modestement choisir ma préférée. Celle qui me touche le plus, qui me donne l'impression de comprendre les chansons même si je ne pipe pas un mot de la langue. Celle de Bombay, version tamoule.
"Kannalanae" est l'un des morceaux que je fais systématiquement écouter à ceux de mes amis qui veulent découvrir la musique indienne. Suivi du thème du film, "D'abord la jambe gauche". Ces deux morceaux sont probablement deux des meilleures compositions d'A.R. Rahman. "Uyire Uyire" exprime l'amour à chaque note, et l'on comprend que Shaila Bano court à travers la campagne pour rejoindre le chanteur. "Pooveukenna Pootu" et "Kuchi Kuchi Rakkama" sont plein de vie et de joie. C'est vraiment l'un des points forts du film que de réussir à offrir de nombreux moments vraiment heureux malgré son sujet grave (les émeutes inter-communautaires de Bombay). "Andha Arabi Kadaloram" est un item number assez classique, mais assez énergique pour qu'on se laisse entrainer. "Malarodu Malar" accompagne la fin du film et vous laisse la larme à l’œil. Reste "Idhu Annai Bhoomi" qui est peut-être le seul point faible de cette BO. C'est la chanson qui appelle à l'arrêt des émeutes. Elle est trop pompeuse à mon goût, avec son instrumentation très dramatique.


Vous pouvez écouter la musique de Bombay ici.

21.7.12

Jour 8 - Un film que j'ai vu et revu

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Sans hésitation, Aa Gale Lag Jaa. J'ai déjà dit pourquoi j'aimais ce film ici.
Je suis tombée sur ce DVD chez Gibert, un jour que je cherchais tout autre chose. La jaquette ne payais pas de mine, et les précédents "vieux" films indiens que j'avais vus ne m'avaient pas tellement convaincue (à l'exception de Sholay). Mais la surprise de trouver ce film dans un magasin qui vend peu de films indiens, et son prix (1,50 euro !) ont eu raison de mes réticences. J'ai acheté Aa Gale Lag Jaa, je l'ai posé sur mon étagère, et je l'ai oublié. Ma découverte du cinéma indien était encore toute récente, et j'avais tant de films à voir ! Un mélodrame de 1973, avec des acteurs que je ne connaissais pas, ne faisait clairement pas partie de mes priorités.
Et puis un jour je me suis trouvée à court de films. J'étais coincée chez moi par un rhume, et plus rien à voir. Fouillant mon appart en quête du moindre petit film non encore vu avec l'ardeur d'un naufragé cherchant de l'eau potable sur son île déserte, je suis de nouveau tombé sur Aa Gale Lag Ja. La jaquette était toujours aussi moche, et j'ai mis le DVD dans le lecteur sans en attendre grand chose.  


A la 30ème seconde environ, Prem a le coup de foudre pour Preeti, et moi je suis tombée amoureuse de Shashi Kapoor, en chemise jaune et foulard rouge pétant.



Après une première partie au rythme trépidant, qui a détruit tous mes préjugés sur les vieux films forcément longs et pas drôles, le film se pose, et prend la tournure d'un mélodrame assez classique (les deux anciens amants seront-ils enfin réunis ? Preeti finira-t-elle par reconnaître son fils ?) mais efficace, qui met fortement l'accent sur la relation de Prem et de son fils handicapé. Les ficelles sont énormes, mais difficile de ne pas verser une petite larme quand même (voire plusieurs).