2.11.10

Shahrukh de Deewana à My Name Is Khan

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Raj et Rahul, bien sûr, Devdas, évidemment, mais aussi Amarkanth Varma, l'empereur
Ashoka, Kabir Khan, Om Prakash Makhija, Surinder Sahni, Rizvan Khan...Retour en musique sur 18 ans de carrière à l'occasion des 45 ans de Shahrukh Khan, de Deewana (1992) à My Name is Khan (2010) :





26.9.10

Une histoire filmi de l'Inde...

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... ou ce qui se passe lorsque l'on ingère trop vite un gros bouquin d'histoire.


Je suis actuellement en train de lutter pour assimiler les bases de l'histoire du sous-continent indien, du néolithique à l'indépendance (avant d'attaquer l'histoire de l'Inde, du Pakistan puis du Bangladesh indépendants). Travail fastidieux, et qui serait presque impossible sans l'aide des quelques films historiques précis et d'une grande objectivité que nous ont offerts des réalisateurs soucieux de faciliter la tâche des étudiants accablés par la complexité de cette histoire.

Si la valeur historique de ces films est sujette à caution, ils permettent cependant de repérer quelques figures historiques assez populaires pour qu'on décide de leur consacrer un film.

Si le roi Ashoka est célébré comme un roi juste et tolérant, soucieux de promouvoir, après sa conversion au bouddhisme, le dialogue entre les cultures, il n'est quasiment pas fait mention de ces éléments dans le film de Santosh Sivan, qui se concentre sur la période antérieure, au cours de laquelle le futur monarque éclairé élimine ses frères et mène des guerres sanglantes pour assurer sa suprématie. La révolte du Kalinga a bien eu lieu, et sa répression féroce a sans doute contribué au changement d'orientation de la politique du roi, en revanche, on me souffle que l'histoire d'amour du prince déguisé en simple soldat et de la princesse exilée ne serait pas attestée. Désolée Kareena !

Là, ma collection d'aide-mémoires cinématographiques présente une assez vaste lacune : plus rien jusqu'en 1542, dix-huit siècles plus tard. Autant dire que j'ai ramé pour apprendre ce qui se passe entre le règne Ashoka et celui de Jalaluddin Mohammed Akbar. Et que j'ai été une fois de plus terriblement déçue de découvrir que la princesse Rajput Jodha n'avait pas l'honneur de figurer dans mon manuel. C'est pourtant sous son influence que Akbar a développé la politique de tolérance et d'ouverture aux hindous qui l'a rendu célèbre. M'enfin, puisque Ashutosh Gowariker le dit ! L'amour comme moteur de la politique, une thèse plus filmi qu'historique ?



En tout cas que le faste imposé par Akbar en sa cour est, sinon fidèlement, du moins magnifiquement rendu par le splendide Jodhaa-Akbar.

Je n'ai rien trouvé non plus dans mon livre sur le plus beau des princes Rajputs, Rajkumar Sujamal.



Quelle ne fut pas ma tristesse d'apprendre également que "le prince Salim, qui s'est pourtant rebellé contre son père, revient en grâce et finit par lui succéder."


Et c'est tout ? Et Anarkali, elle est où, Anarkali ? Si elle a existé, en tout cas elle n'a pas été jugée assez importante pour figurer dans ce manuel très contestable, qui ne dit pas un mot de plus sur la vie de Salim avant qu'il ne devienne Jehangir, le successeur d'Akbar.


Les vrais Anarkali, Salim et Akbar

On arrive désormais à l'époque du Raj britannique, heureusement secoué par quelques révoltes qui offrent des sujets en or aux cinéastes indiens. Nouvelle lacune du manuel concernant la célèbre révolte de Bhuvan, fondateur du cricket indien.

Mais impossible de ne pas être incollable sur la révolte des Cipayes après avoir vu Mangal Pandey : the Rising. Quant au royaume d'Oudh, annexé en 1856, et d'où viennent la plupart de ces cipayes, et à son fragile et raffiné dernier nawab, Les Joueurs d'Echecs leur a assuré une célébrité cinématographique, bien que le regard de Satyajit Ray soit autant (sinon plus) satirique qu'historique, et que ses deux héros passent complétement à côté de l'Histoire (c'est justement le sujet du film).




Entrainons-nous donc à répondre aux questions de l'examinateur :

- Bonjour Mademoiselle. Pour commencer, pourriez-vous me parler de l'évolution philosophique et politique du roi Ashoka ?
-Oui, euh, alors, ben d'abord il était assez méchant, il a tué son frère, et puis ensuite il s'est coupé les cheveux, et plus tard il a trucidé son ex sur un champ de bataille, et comme en fait il l'aimait encore, ben il est devenu bouddhiste et gentil.

-....bien... voyons voir, pourriez vous me citer quelques empereurs Moghols et me parler de cette période ?
- Bien sûr, alors d'abord il y a Akbar, selon les historiens c'est soit un homme ouvert d'esprit et très amoureux de sa femme, soit un vieillard autoritaire qui pourrit la vie de son fils Salim (qui, soit dit en passant, faisait encore sa crise d'adolescence à plus de 35 ans, mais ça c'est peut-être parce qu'il ressemblait tant à Devdas). Et puis ensuite il y a Salim.
Il y a eu des conflits avec d'autres rois indiens, par exemple contre le Marathe Shivaji "Chhatrapati", connu pour avoir inspiré Prabhas.*

- et les royaumes qui ont succédé à l'empire moghol ?

-Il y a le royaume d'Oudh, à la fin il était dirigé par Gabbar Singh, mais plus jeune.**

-Merci Mademoiselle, ce sera tout.


* La preuve : http://youtu.be/sL7MumpVWJU

** en fait Les Joueurs d'Echec est sorti deux ans après Sholay. Il n'empêche qu'Amjad Khan fait beaucoup plus jeune dans le film de Ray.

12.9.10

Madhuri Dixit

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Madhuri Dixit (माधुरी दीक्षित) est une des actrices les plus importante du cinéma hindi de la fin du 20ème siècle. Née a Bombay en 1967, elle fait des études pour devenir microbiologiste, tout en pratiquant le kathak, une danse classique du nord de l’Inde. Mais bien loin de cet art classique, ce sont ses danses sexy dans les films Tezaab (1988) et Khalnayak (avec le célèbre numéro « Choli ke peeche kya hai » « Qu’y a-t-il sous ma blouse » ?) qui l’ont fait connaître.


Après une période de moindre succès, elle triomphe dans Hum Aapke Hain Kaun, immense succès de 1994 très révélateur du cinéma de l’époque : ce film de près de quatre heures tourne autour du mariage du frère ainé du héros et de l’amour qui naît à cette occasion entre celui-ci et la sœur de la mariée, interprétée par Madhuri. Valeurs familiales et bons sentiments triomphent et il n'y a pas moins de 14 chansons !

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A des kilomètres de ce film, elle joue un certains nombre de rôles dramatiques, de femme victime du machisme ambiant dans Lajja, ou de victime vengeresse d’un homme qui a détruit sa famille dans Anjaam . A l’apogée de sa carrière, elle épouse un chirurgien vivant aux Etats-Unis. C’est plus ou moins un suicide professionnel, car les producteurs rechignent à faire jouer des actrices mariées, persuadés que le public masculin ne viendra pas s’il ne peut rêver d’épouser l’actrice (sans parler du fait qu’il est encore assez mal vu pour une femme mariée d’exercer ce métier).


Enceinte, elle tourne cependant encore en 2002 dans Devdas, de Sanjay Leela Bhansali, le film qui la fait connaître à l’étranger. Son personnage, la courtisane Chandramukhi, y recueille Devdas, le héros, qui se meurt d’amour pour une autre femme. C’est le plus beau rôle du film, qui contient par ailleurs quelques superbes chorégraphies.


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dans Devdas


Puis Madhuri, que l’on surnommait la reine de Bollywood, disparaît. Elle part en Amérique et se consacre à ses deux fils. Bien qu’absente, elle est toujours très populaire : son élégance, son naturel posé se font regretter. Mais en 2007, stupeur : Madhuri revient ! A l’âge où la plupart des actrices indiennes sont malheureusement limitées aux rôles de mères des héros (joués par des acteurs qui ont souvent leur âge !), elle tient le premier rôle dans Aaja Nachle , dans lequel son personnage se démène pour sauver le théâtre de sa ville. Autre fait très rare, elle est la principale star de ce film dont les rôles masculins sont réduits : peu de producteurs osent ainsi parier sur la popularité d’une actrice. Malheureusement le film, pourtant honnête, ne marche pas bien. Et Madhuri est repartie, on espère temporairement, aux Etats-Unis.



Madhuri en action :

"Maar Dala", de Devdas :




Saanson ki maala pe film Koyla (notons au passage que la musique est "empruntée" au grand Nusrat Fateh Ali Khan)




"Main Kolahpur se aayi hoon" (Anjaam)





Madhuri, le retour : Aaja Nachle

26.8.10

Don sur Arte le jeudi 9 septembre

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La chaine Arte diffusera Don, de Farhan Akhtar, le jeudi 9 septembre à 20h40. Je vous propose pour l'occasion une mise en parallèle des chansons du film de Farhan et de leur inspiration, celles du film de 1978 dont ce Don est le remake. Les deux films racontent l'histoire d'un chanteur de rue, Vijay, à qui la police demande de remplacé un redoutable gangster, Don, dont il est le sosie. Un double rôle donc, pour Amitabh Bachchan dans la première version, pour Shahrukh Khan dans la plus récente.

Personnellement, j'ai une légère préférence pour les chansons originales. Et vous ?

Khaike Paan Banarawala :



Khaike paan banaras wala - Don
envoyé par tohtoriheikko. - Clip, interview et concert.


Yeh Mera Dil : Helen / Kareena Kapoor essaient de retenir Don, qui a tué leur frère, jusqu'à l'arrivée de la police.





Main Hoon Don (Are deewano mujhe pehchano) : Vijay se fait passer pour Don auprès de son gang. Pour le coup je préfère la version la plus récente





Les deux chansons suivantes n'ont en commun que leur fonction dans le film, présenter le gentil Vijay :



9.8.10

Raavanan, entre autres.

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Grande fan de Mani Ratnam, je me réjouissais à l'idée de voir Raavanan. Grosse déception. Autant le dire tout de suite, c'est très faible. Très joli, c'est sûr, et le mascara d'Aishwarya Rai reste impec' après 14 jours dans la jungle, mais des dialogues très plats, une histoire trop fragmentée, et surtout pas de personnages intéressants.
Certes, tout le monde connaît l'histoire du Ramayana (sinon un petit tour par ici s'impose), et il n'était pas nécessaire de l'expliquer dans le détail. L'orientation de l'ensemble est différente, ainsi que le jugement porté sur les personnages, mais puisque ces personnages n'ont jamais le temps d'exister, ça reste très théorique, une sorte de défi : "tiens, si on racontait le Ramayana, mais en faisant en sorte que Raavan soit plus sympathique que Ram ?"
Belle déception aussi au niveau des clips, très oubliables.



A part ça, j'ai été taguée par Cess c'est à moi maintenant de nommer mes 10 blogs préférés en suivant ces règles :

- Remettre cette récompense à 10 blogs qui vous plaisent
- Écrire le poste sur votre récompense et indiquer la personne (blog) qui vous a récompensé
- Informer par commentaire les gens que vous avez tagué

Voici donc, par ordre alphabétique :
( for my English speaking friends, here are my ten favorite blogs : )

- Ann Harding's Treasures

-Beth Loves Bollywood

- Between the books

- C'est bon, Cécile

-Let's talk about Bollywood

-Movie Musical Kings

et sa sœur jumelle :

- Movie Musical World

- Ouaset

- The Post-Punk Cinema Club

- Shahrukh is love, qui a clairement le meilleur titre ^^


14.6.10

Chansons à adapter pour soutenir l'équipe de France...

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...ou celle que vous supportez. Ou l'équipe de curling de votre ville, si vous n'aimez pas le football.

Le plus simple est bien sûr de puiser dans les chansons de films de sport. Un genre qui, malheureusement, est fort peu répandu en Inde.

Kuch Kariye, de Chak de India, s'impose comme l'hymne le plus évident, tant on a envie de dire à certains de faire quelque chose. On évitera en revanche Badal pe paon hain (je marche sur les nuages), du même film : dur de gagner si on ne joue pas sur le terrain !



Et pour que Shahrukh Khan remplace Raymond Domenech, c'est ici.

Halla Bol, du film Goal, ne devra être entonnée que si l'on est certain que les vuvuzelas couvriront la musique. Elle a cependant l'avantage d'être musicalement du niveau de la plupart des chansons de coupe du monde, et de parler de foot.

On pourra y ajouter les accents martiaux de Chale Chalo, idéal pour motiver une équipe.





Enfin, si un joueur se distingue particulièrement, pourquoi ne pas adapter en son honneur Arjunar Villu? La précision de l'arc du héros Arjun, c'est justement ce qui manque aux Bleus !

14.5.10

Farah Khan, la reine du massala

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Farah Khan est la réalisatrice de massala, la seule femme à ce jour qui réalise ce type de films commerciaux et populaires.
Il n'y a pas beaucoup de réalisatrices indiennes, et les autres, qu'il s'agisse d'Aparna Sen pour le cinéma bengali, ou de Mira Nair et Deepa Mehta, font des films "d'auteur", c'est à dire qu'ils traitent de sujets de société, avec un certain sérieux, et comportent peu ou pas de passages chantés. Une façon de faire qui était encore, il y a peu, ultra minoritaire dans le cinéma hindi, et n'a jamais touché un public nombreux.

Lorsque Farah Khan a annoncé la sortie de son Om Shanti Om pour Diwaali 2007, un seul réalisateur a osé sortir un film la même semaine.
S. L. Bhansali, qui sentait que le match serait serré, a d'emblée tenté de présenter son Saawariya comme plus exigeant, plus ambitieux qu'Om Shanti Om. Tentative pour rallier une partie des spectateurs et des critiques, ou pour justifier d'avance une défaite annoncée ("Le public n'a pas compris") ? Sauf que le succès commercial, immense mais sans surprise, d'Om Shanti Om s'est doublé d'un succès critique, et que Farah Khan a prouvé, pour son deuxième film, qu'elle était la maîtresse incontestée du massala intelligent, et se paye en prime le luxe de parodier son rival dans un des meilleurs gags du film.

Deux films seulement en tant que réalisatrice, mais plus de quatre-vingt en tant que chorégraphe. C'est cette profession qui a fait connaître Farah. Issu d'une famille de scénaristes et d'acteurs, elle choisit ce métier après avoir vu le clip de Thriller. De 1992 à nos jours, elle modernise considérablement la danse Bollywood, et se fait connaître pour ses chorégraphies assez sportives. Elle est de tous les gros succès, à l'exception de ceux dont le sujet exige des chorégraphies classiques, pas vraiment sa spécialité. Les imitateurs se multiplient, et son style, omniprésent, a fini par perdre de son originalité, d'autant qu'elle même n'a pas toujours su se renouveler, et peine à atteindre de nouveau les sommets de Mehndi Laga ke rakhna, ou de Chaiyya Chaiyya.

Mais heureusement, Farah, qui a peut-être senti que son inspiration dans ce domaine commençait à s'essouffler, décide de mettre à profit les amitiés qui se sont tissées pendant ses douze ans de carrière, notamment avec Shahrukh Khan, et se lance, en 2004, dans la réalisation de Main hoon na, irrésistible parodie de film d'action et de teen movie à l'américaine, agrémenté d'une intrigue familiale 100 % indienne. Immense succès pour ce film plein d'humour.


Rebelote donc en 2007, toujours avec Shahrukh. Pour reprendre les mots de Farah à propos de l'acteur : "pourquoi manger des hamburgers quand on a du beefsteak chez soi ?" Shahrukh est de tout les projets et c'est sa société qui produit les films de Farah. Sa présence fait venir les masses, et Farah, en échange, lui offre quelques-unes de ses scènes les plus drôles.
Om Shanti Om, c'est une histoire de réincarnation en forme d'hommage extrêmement documenté aux massalas des années 1970 (pas un costume qui ne soit inspiré d'un film de cette époque), et une véritable déclaration d'amour au cinéma populaire indien, incarné par Shanti, la star que vénère Om le figurant. L'humour est au rendez-vous, mais derrière les gags se cache une mélancolie surprenante, et une jolie réflexion sur l'amour des fans pour leurs idoles.


30.4.10

My Name is Khan, bande-annonce VOST

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Sortie prévue en France le 26 mai pour le nouveau film de Karan Johar, avec Kajol et Shahrukh Khan. Je ne l'ai toujours pas vu (le DVD officiel est sorti depuis quelques jours), mais on annonce un film subtil et réaliste, présentant une analyse très fine des rapports entre communautés dans l'Amérique post-11 septembre, et réussissant à s'affranchir des clichés qui entourent le syndrome d'Asperger (le syndrome du héros de Rain Man). Cet avis unanime des critiques semble confirmé par la bande-annonce.
















...








M'en fiche, j'irai le voir quand même.



26.4.10

musique - coups de coeur d'avril

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Deux belles découvertes que ce qawwali et cette ballade capables de compenser la banalité de beaucoup des créations de cette année assez calamiteuse à Bombay.





14.4.10

Fans de cinéma télugu non-indiens, à vous la parole

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Le producteur (et frère de l'acteur télugu Allu Arjun) Allu Sirish vous invite à répondre à une enquête portant sur votre intérêt pour le cinéma du sud de l'Inde: qu'est-ce que vous aimez et que vous aimez moins, comment avez-vous découvert le cinéma du sud de l'Inde, quels sont vos acteurs, vos films préférés, comment vous procurez-vous les films...
Il a en effet constaté le dynamisme des fans non-indiens sur twitter.


C'est une occasion en or de montrer qu'il y a des fans de ces cinémas en France, et qu'une meilleure distribution de ces films serait bienvenue. Et que nous ferons très bon accueil à Prabhas, Allu Arjun, Mahesh Babu et aux autres s'ils décident devenir tourner en France !!!

L'enquête

Comment êtes-vous arrivés ? Aperçu des mots-clés menant à ce blog

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(Ces relevés de mots-clés se font de manière automatique et anonyme)

Ceux d'entre vous qui sont arrivés en passant par un moteur de recherche ont majoritairement entré le nom d'un film précis. Dhoom 1 arrive largement en tête (14 % des mots-clés du mois dernier), puis vient Aa gale Lag Jaa, suivi de peu par Rab Ne Bana Di Jodi.

Vous êtes aussi très nombreux à arriver ici parce que vous voulez apprendre le hindi, à cause de cet article. Je crains que ce blog ne vous ait déçus... Si vraiment le cinéma indien ne vous intéresse pas, allez plutôt jeter un œil à ce site . Dans le même genre, vous êtes quelques uns à avoir cherché des "insultes en hindi" .


Beaucoup d'entre vous voulaient le résultat du sondage sur le meilleur chanteur contemporain : c'est A.R. Rahman qui l'a emporté, avec une très large majorité.

Vous êtes aussi un certain nombre (et ça fait plaisir), à avoir directement tapé le nom de ce blog !

Certain d'entre vous cherchent des réponses à des questions très précises :

"ça veux dire quoi tere liye en Inde" : ça veut dire "pour toi".
"Hema Malini est-elle mariée selon le rite musulman" : aucune idée, désolée.
"Où trouver des dvd tollywood paris " j'aimerais bien savoir moi aussi. Avec sous-titres, s'il vous plait.
"hindi is hard to learn? "

Enfin, certaines requêtes laissent perplexe :

"je veux voir le film d'Amitabh Bachchan avec les oiseaux" : quelqu'un a une idée ?
"chanteur contemporain" : un peu vague, ça.
"clip indien ringard 3 costumes" : mouais.
"jeux snowcross" : là faudra qu'on m'explique comment cet internaute est arrivé ici.
"pot de fleurs années 70"
"paysages enneigés en pologne "
"le corps shahrukh khan"
"خدا " (Khuda, Dieu). J'aime bien l'idée de chercher Dieu sur un moteur de recherche.
"presentatrice du jt a2" : On me l'a proposé, mais pour l'instant ça ne m'intéresse pas, j'ai d'autres projets.

Et ceux qui font plaisir :

"clips de Shashi"
"le tigre dans om shanti om " : moi aussi je l'aime.
"aspects des films de bollywood significatifs de la culuture indienne"
"prabhas est un gars parfait" : je sais.

12.4.10

The Fall (2006)

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Ceci n'est pas un film indien. C'est un film américain, qui parle, essentiellement, de l'Amérique, de son cinéma, de son histoire. Pourquoi j'en parle, alors ? Parce que le réalisateur est indien. Parce qu'une bonne partie de l'action se déroule dans de sublimes paysages indiens. Parce que c'est un film qui mérite bien un petit peu de pub.

Tarsem Singh s'est fait connaître en réalisant des clips et des films publicitaires. The Fall est son second film après le thriller The Cell. The Fall est un échec commercial aux Etats-Unis (malgré une presse dithyrambique) ; en France, pas de sortie en salle, mais, heureusement, une sortie DVD. Rien dans la presse.

Et pourtant The Fall ne mérite pas tant d'indifférence.

ATTENTION AUX ENORMES MECHANTS SPOILER CI-DESSOUS

Un hôpital de Californie, entre les deux guerres. Une petite fille qui est tombée et s'est cassé un bras. Un cascadeur qui est tombé lui aussi, du haut d'un pont, pour fuir un chagrin d'amour, et ne peut plus quitter son lit. Le cascadeur veut en finir. Il va donc captiver la petite fille par une histoire, pour la convaincre d'aller voler de la morphine.


Son récit met en scène cinq camarades unis par leur haine envers le gouverneur Odious. Au début on ne voit pas trop où va cette histoire, un peu molle, il faut l'avouer, pendant la première demi-heure, puis on comprend que le conteur ne le sait pas plus que nous. Pour compliquer davantage les choses, la petite fille comprend mal l'anglais, et interprète à sa façon ce qu'elle ne connaît pas. C'est cette fusion d'un conte dont le seul fil directeur est l'humeur du conteur et de l'imagination de sa jeune auditrice qui nous apparaît, sous la forme d'images absolument hallucinantes.



J'ai abondamment illustré cet article, mais j'aurais pu mettre bien plus d'images, tant chaque plan est stupéfiant. Des décors provenant de dix-huit pays, un travail sur les couleurs qui évoque parfois Zhang Ymou, et une invention formelle de tout les instants. Parmi les passages marquant, un labyrinthe sorti d'une œuvre d'Eicher, et un raccord qui transforme le visage d'un prêtre fourbe en paysage menaçant.


Autant dire que dans la première moitié du film, l'intérêt du conte est surtout visuel. En effet le fait que son intrigue n'aille nulle part et soit sans cesse modifiée par les interventions de la fillette empêche qu'on y entre vraiment. Ce qui n'empêche pas d'apprécier ce coté foisonnant, qui n'est pas sans rappeler l'univers du roman de Vikram Chandra, Red Earth and Pouring Rain, avec lequel The Fall partage de nombreux thèmes et motifs*. Ce n'est que peu a peu que le conte gagne en tension dramatique, au fur et à mesure que la réalité prend le dessus et qu'on cesse de le regarder comme une belle histoire pour enfants pour ne plus voir que l'expression d'un esprit désespéré et manipulateur.



Bref, un film à voir, parce que malgré ses petits défauts c'est un film qui ne tombe jamais dans le pur formalisme, et qui est même carrément émouvant, tout en nous offrant des images comme je n'en avais jamais vues au cinéma, et en prime, une réflexion sur ce que c'est qu'une histoire.









*Outre la réflexion omniprésente sur la narration et les pouvoirs du récit, outre le thème de la mort désirée qui ne vient pas, outre également le cadre géographique des palais indiens, on retrouve un certain nombre de motifs tels que le suicide par défenestration d'une épouse outragée, la présence d'un singe plus intelligent que bien des humains, et abattu d'un coup de fusil alors qu'il est en haut d'un mur, ou encore l'idée qu'un écrit avalé peut réapparaître sur le corps de l'homme qui l'a ingéré.
Les ressemblances s'arrêtent là. Sont-ce les réminiscences d'une lecture de ce roman par le réalisateur ?

4.4.10

mini-critiques

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Pokiri - avec un seul "k" s'il vous plait, le film telugu à l'origine du tamoul Pokkiri et du Wanted de Salman. Pur masala, très divertissant. Mahesh a le sourire rare mais charmant, et de grandes jambes qu'il bouge à une vitesse déconcertante. Dans le rôle du vilain, l'inévitable Prakash Raj se fait voler la vedette par Ashish Vidyarthi et son personnage de flic ripoux. Brillant. Les sous-titres, assez capricieux, traduisent une tirade de trois minutes par un lapidaire "Kill them". Celui qui les a rédigés a tout compris au cinéma telugu.




Taare Zameen Par
. Un film hindi qui traite d'un handicap sans se transformer en mélo lacrymal,et qui choisit un handicap méconnu et peu spectaculaire (la dyslexie) ? Un scénariste qui a fait des recherches et aborde son sujet sans accumuler les bévues scientifiques ? Un enfant-acteur bien dirigé, touchant sans chercher à être mignon ? ça valait le coup d'attendre la sortie du DVD !






Beta. Faut pas toucher à la mère d'un héros de film indien. Même quand c'est une horrible harpie manipulatrice qui ne pense qu'à l'argent, et quand plus c'est même pas vraiment sa mère. Heureusement qu'il y a Madhuri, bahu qui va en faire voir de belles à son affreuse belle-mère et sauver son grand dadais de mari. A voir pour la scène où elle vole au secours de notre héros en éloignant ses agresseurs à coup de faucille. Et pour la scène où elle le demande en mariage, aussi. Madhuri, ou l'anti-plante verte.




Dulha mil gaya. Au début, on a peur. Intro bling bling dans les Caraïbes, la splendide Sushmita Sen (qu'on a déjà vue dans des rôles plus intéressants) en mode j'ai deux expressions ("je suis plus belle que toi" et "j'assure trop"), et le pas si splendide Fardeen Khan guère plus expressif. Puis on profite d'un passage au Pendjab pour retourner en terrain connu, et Mudassar Aziz déroule paisiblement un scénario vu et revu, celui de l'épouse délaissée qui se déguise pour reconquérir son conjoint. Suspension of disbelief exigée. Apparition bienvenue de Shahrukh pour éviter la baisse de rythme de seconde partie. Seconds rôles crispants, dont un qui ferait passer Dostana pour une peinture subtile et réaliste de l'homosexualité.




(Saurez-vous retrouver les titres de films qui se sont cachés tels des œufs de Pâques dans cette chanson ?)

Et tant qu'on parle de Pâques, un Easter Bunny en bonus :