
Le dernier film de Karan Johar, réalisateur de la famille Indienne et de Kuch Kuch Hota Hai était naturellement attendu avec impatience. Il déçoit beaucoup.
Maya (Rani Mukherjee) est mariée depuis quatre ans à Rishie (Abhishek Bachchan), un homme charmant et attentionné mais avec lequel elle n'a aucun point commun. Elle n'a toujours pas d'enfant, et vit cette situation comme un échec.

Dev (Shah Rukh Khan) est un ancien footballeur contraint par une blessure à une retraite anticipée. Marié à la dynamique Rhéa (Preity Zinta), ambitieuse rédactrice d'un magazine à la mode, et père d'un petit garçon qu'il ne comprend pas, il fait payer l'échec de sa vie privée à tous les gens qu'il rencontre.

Lorsqu'à la suite d'un malentendu il assomme Maya et, du fait d'un second malentendu, se retrouve dans la même chambre d'hopital, leur vie bascule (et l'histoire commence enfin). Dev reconnaît en effet l'inconnue à qui il a conseillé de se marier quatre ans plus tôt. S'apercevant qu'ils rencontrent les mêmes difficultés dans leurs couples respectifs, ils décident de se revoir pour chercher à les résoudre. Alors que leurs tentatives échouent lamentablement, ils tombent peu à peu amoureux l'un de l'autre.
Si La Famille indienne était "parfois joyeuse parfois triste", la tonalité de KANK est en revanche résolument sombre. Dev, qui fait office de narrateur rappelle régulièrement aux spectateurs qu'une tempète est sur le point d'emporter les personnages. Ceux-ci ne connaissent que peu de moments de bonheur. Les rencontres de Dev et de Maya sont assombries par le caractère clandestin de leur union (voir la scène dans le hall de l'hôtel, courte mais éloquente); et comme pour se punir de la transgression dont ils se rendent coupables, ils se condamnent eux-mêmes à la solitude. L'ambiance hivernale et la prépondérance de la couleur bleue renforcent l'impression générale de désespoir. Les touches de gaîté sont rares, et ne sont jamais exemptes de tristesse, à l'image du personnage de Sam (Amitabh Bachchan), le père de Rishie, toujours accompagné d'une nouvelle blonde à forte poitrine, et dont la désinvolture dissimule un profond chagrin. Quand à l'humour, rare et grinçant, il a pour principal ressort la misanthropie de Dev.

Le problème est que l'émotion ne passe pas, ou si peu. Les dialogues truffés de clichés et le scénario, entièrement prévisible, y sont bien sûr pour quelque chose. Mais la responsabilité de cet échec revient surtout aux acteurs. A l'exeption d'Amitabh Bachchan, ils sont tous mauvais. Preity Zinta est catastrophique, elle joue sans aucune nuance et fait de Rhéa une véritable harpie, alors que son personnage aurait dû susciter un peu de compassion. Shah Rukh Khan, assez convaincant en bougon, est étonnament mauvais dans le rôle pourtant bien rodé de l'amoureux-en-butte-à-la société-qui-l'empêche-de-vivre-son-amour.Il n'a pas l'air d'y croire et nous non plus. Rani Mukherjee et Abhishek Bachchan sont un peu meilleurs, mais leur performance ne restera pas dans les annales. Finalement c'est peut-être Kajol qui fait l'apparition la plus mémorable, en guest-star dans Rock'n'roll Soniye!

KANK aurait pu sauver les meubles si sa musique lui avait insuflé une certaine énergie et avait été capable de porter l'émotion, ce qu'elle ne réussit pas vraiment, en tout cas pour le premier point. Les morceaux dansants sont mauvais, sans la moindre originalité, en pariculier Where's the party tonight. Tumhi Dekho Na semble sorti d'une production Disney. Seuls Mitwa (voir la vidéo) , très bien interprété ( par Shafqat Amanat Ali, Shankar Mahadevan et Caralisa) et Kabhi ALvida Naa Kehna (émouvant mais un peu long) tiennent (bien) la route.
Maya (Rani Mukherjee) est mariée depuis quatre ans à Rishie (Abhishek Bachchan), un homme charmant et attentionné mais avec lequel elle n'a aucun point commun. Elle n'a toujours pas d'enfant, et vit cette situation comme un échec.

Dev (Shah Rukh Khan) est un ancien footballeur contraint par une blessure à une retraite anticipée. Marié à la dynamique Rhéa (Preity Zinta), ambitieuse rédactrice d'un magazine à la mode, et père d'un petit garçon qu'il ne comprend pas, il fait payer l'échec de sa vie privée à tous les gens qu'il rencontre.

Lorsqu'à la suite d'un malentendu il assomme Maya et, du fait d'un second malentendu, se retrouve dans la même chambre d'hopital, leur vie bascule (et l'histoire commence enfin). Dev reconnaît en effet l'inconnue à qui il a conseillé de se marier quatre ans plus tôt. S'apercevant qu'ils rencontrent les mêmes difficultés dans leurs couples respectifs, ils décident de se revoir pour chercher à les résoudre. Alors que leurs tentatives échouent lamentablement, ils tombent peu à peu amoureux l'un de l'autre.
Si La Famille indienne était "parfois joyeuse parfois triste", la tonalité de KANK est en revanche résolument sombre. Dev, qui fait office de narrateur rappelle régulièrement aux spectateurs qu'une tempète est sur le point d'emporter les personnages. Ceux-ci ne connaissent que peu de moments de bonheur. Les rencontres de Dev et de Maya sont assombries par le caractère clandestin de leur union (voir la scène dans le hall de l'hôtel, courte mais éloquente); et comme pour se punir de la transgression dont ils se rendent coupables, ils se condamnent eux-mêmes à la solitude. L'ambiance hivernale et la prépondérance de la couleur bleue renforcent l'impression générale de désespoir. Les touches de gaîté sont rares, et ne sont jamais exemptes de tristesse, à l'image du personnage de Sam (Amitabh Bachchan), le père de Rishie, toujours accompagné d'une nouvelle blonde à forte poitrine, et dont la désinvolture dissimule un profond chagrin. Quand à l'humour, rare et grinçant, il a pour principal ressort la misanthropie de Dev.

Le problème est que l'émotion ne passe pas, ou si peu. Les dialogues truffés de clichés et le scénario, entièrement prévisible, y sont bien sûr pour quelque chose. Mais la responsabilité de cet échec revient surtout aux acteurs. A l'exeption d'Amitabh Bachchan, ils sont tous mauvais. Preity Zinta est catastrophique, elle joue sans aucune nuance et fait de Rhéa une véritable harpie, alors que son personnage aurait dû susciter un peu de compassion. Shah Rukh Khan, assez convaincant en bougon, est étonnament mauvais dans le rôle pourtant bien rodé de l'amoureux-en-butte-à-la société-qui-l'empêche-de-vivre-son-amour.Il n'a pas l'air d'y croire et nous non plus. Rani Mukherjee et Abhishek Bachchan sont un peu meilleurs, mais leur performance ne restera pas dans les annales. Finalement c'est peut-être Kajol qui fait l'apparition la plus mémorable, en guest-star dans Rock'n'roll Soniye!

KANK aurait pu sauver les meubles si sa musique lui avait insuflé une certaine énergie et avait été capable de porter l'émotion, ce qu'elle ne réussit pas vraiment, en tout cas pour le premier point. Les morceaux dansants sont mauvais, sans la moindre originalité, en pariculier Where's the party tonight. Tumhi Dekho Na semble sorti d'une production Disney. Seuls Mitwa (voir la vidéo) , très bien interprété ( par Shafqat Amanat Ali, Shankar Mahadevan et Caralisa) et Kabhi ALvida Naa Kehna (émouvant mais un peu long) tiennent (bien) la route.